L’amour

J’écoutais « Besoin d’amour » de Nesly et Gadji Cely tout à l’heure, quand je me suis rappelée que j’avais un article à écrire sur le thème de l’amour. J’attendais de ne plus être amoureuse pour écrire là-dessus de peur d’avoir mon jugement biaisé par mes états amoureux. Comprenez là que si j’étais restée en couple vous n’aurez jamais eu cet article. Un mal pour un bien ? Je ne sais pas. Toujours est-il que « Besoin d’amour » c’est ma mort ; je peux l’écouter et danser dessus pendant des heures. Donc, posez-vous, mettez mon son et ne lisez que les 2 premiers paragraphes avec. Ensuite, coupez le son parce que ça devient sérieux, Bonne lecture !

J’aime l’amour, j’aime l’état dans lequel ça me met.

L’amour est à moi ce que l’alcool est… à moi. Quand j’en prend un peu, je suis heureuse et je ris beaucoup, parfois sans véritable raison. Quand j’en prend beaucoup j’ai l’imagination débordante : Je pense à des choses complètement irréalistes ; je pourrais écrire des histoires d’amour bien dégoulinantes de passion et de drame. Et en état d’ivresse, je pleure parce que je sens que j’ai perdu le contrôle, sans pour autant que les 2 premiers effets ne s’effacent. Je vous laisse imaginer le carnage. Je sais que je suis vraiment amoureuse quand je pleure en riant et en imaginant des trucs fous. [L’Alcool, c’est mal !]

L’amour est tout simplement magique. Un geste, un mot, une idée, tous anodins deviennent sensationnels quand ils sont portés par une personne en particulier. On est triste quand on n’est pas en bons termes avec la personne, on est heureux quand elle est heureuse, on est émue de voir cette personne ouvrir un cadeau qu’on lui a offert [Mince, ton propre argent, ta chose que tu achètes, tu es fière de la donner à autrui et le regarder s’en réjouir. Je n’ai jamais su qu’une opération de soustraction pouvait faire du bien au diminuende !], on est heureux d’être avec cette personne. Elle a de l’influence sur nos états d’esprits et dans certains cas, sur nos courants de pensées. C’est un grand pouvoir, vous ne trouvez pas ? C’est pour ça qu’il faut le donner et pas le céder. Le donner en partant du postulat que la personne à qui on le donne est celle qu’on pense et en étant prêt à subir les retombées si jamais elle n’est pas celle qu’on croit. [La paranoïa est réveillée ?]  Certains n’aiment pas penser à la deuxième option mais, d’autres ne voient que ça. Alors que vous et moi, entre idéalistes et paranoïaques, savons bien que les 2 options sont réelles.

Mais comment on en arrive là ? Pour moi, ça se passe en 3 étapes [Vous vous en doutiez bien, il faut toujours que je crée des cases, des catégories, des ordres, bref une organisation] : La drague, le flirt, et la mise en couple, dans cet ordre.

Parlons de la drague. C’est quoi exactement le but ? J’ai un ami qui m’a posé la question de savoir si ça consistait à convaincre l’autre de tomber amoureux de nous en montrant qu’on est un bon parti ? Après réflexion, je pense que c’est ça. Ça consiste à se mettre en avant, mais comme ce qu’on aime très souvent c’est la projection de la vision que l’autre se fait de nous, on a souvent l’impression que le dragueur met plutôt l’autre en avant.

Il faut qu’on clarifie certaines choses qui sont en train de m’énerver. Quand tu dragues, « tu demandes la place » et pour que ce soit clair, tu es en situation d’infériorité parce qu’un oui ou un non de la personne draguée (donc pas toi) décidera de la suite de TON projet. Je sais que ça fait mal, mais c’est ça. Les hommes alphas n’aiment pas voir ce mot associé à eux, mais c’est ça. [Les commentaires déplacés n’apparaîtront pas sous mon article, je vous connais déjà.] Donc les trucs que les gens font jusqu’à revendiquer un retour proportionnel à leurs actions là, sachez que ce sont les constructions sociales qui vous font voir flou. De plus, quand un candidat postule un poste, le recruteur sait qu’il ne postule pas que dans son entreprise ; le candidat sait que le recruteur sait mais il serait inapproprié pour lui de dire pendant son entretien qu’il postule également chez la concurrence. Je vous dis ça parce que aussi étonnant que ça puisse paraître, on m’a déjà dragué en laissant entendre qu’on avait d’autres filles à draguer et qu’il fallait que je me dépêche de donner ma réponse. [No comments ! Il y a les choses ici dehors]. Donc en situation de drague, connaissons nos places et n’allons pas au-delà de ce que nos égos peuvent tolérer. Si un mois d’attente c’est trop, arrête le projet et part. Quand on veut un poste, on passe un entretien, on passe des tests et en fonction des capacités, des disponibilités et de pleins de trucs, on est ou pas sélectionné mais, à tout moment on peut abandonner le processus, au lieu de continuer avec un nouveau but : celui de se venger du recruteur qui a mis autant d’obstacles sur la route. [Comportement très bas]

Le flirt ne démarre qu’au moment où la personne draguée commence à démontrer de l’intérêt pour la drague du dragueur. Là c’est légitime d’attendre un retour aux actions qu’on pose. Le flirt est une zone floue entre drague et état de couple : c’est là qu’est le problème. On ne sait pas quand on y entre, et très souvent on sait qu’on en est sortie quand on « réalise » qu’on est en couple. L’entrée encore, ça va. Mais la sortie… On sort du flirt de 2 façons : en laissant tomber le projet de mise en couple ou en le concrétisant. On n’est pas en couple avec une personne parce qu’on lui a payé 4 repas, on n’est pas en couple avec quelqu’un parce qu’il nous a embrassé 3 fois, on n’est pas en couple avec une personne parce qu’on lui a rendu service 2 fois et par-dessus tout, on n’est pas en couple avec une personne parce qu’on a couché avec elle une fois. X et Y ne sont en couple que si X est en couple avec Y, Y le sachant et Y est en couple avec X, X le sachant. Le seul moyen de faire cela est de le dire ouvertement pour vérifier la situation ou de demander à l’autre s’il veut se mettre en couple afin d’en obtenir le consentement. Evitons de nous retrouver dans des situations de « Je t’ai dit qu’on était ensemble ? »

N’oubliez pas, qu’à chaque étape du processus, et même une fois dans la relation, on peut abandonner (et INFORMER L’AUTRE) : Ce n’est pas la secte, personne ne va mourir. Ce n’est pas l’apologie de la rupture, mais la présentation de la rupture comme l’une des possibilités en cas de situation compliquée

Une fois dans le couple, chacun gère comme il veut. Mais je dois quand même parler d’un truc, la jalousie.

Il y a des gens qui aiment que « ce qui est à eux » soit à eux et à eux seuls, que personne n’ose le leur prendre ou même envisage de le faire, quitte à rendre la chose moins intéressante pour les autres [je parle des gens qui crachent sur leur nourriture au sens propre, des gens qui crachent sur leurs amis au sens figuré, et des gens qui enlaidissent leur partenaires en INTERDISANT accoutrements « aguicheurs », parures et maquillage] sans que la chose en question ne soit forcément d’un grand intérêt pour la personne : c’est de la possessivité et elle s’exprime par de la jalousie. Et j’ajoute que ce n’est pas mignon. Je répète, CE N’EST PAS MIGNON !!! J’entends des gens dire « je suis jaloux(se) » d’un air fier comme si c’était une qualité. C’en n’est pas une. Au contraire, c’est la démonstration du non-achèvement de sa croissance, son développement personnel. Un bébé est jaloux quand il voit sa mère prendre quelqu’un d’autre dans ses bras pour certaines raisons : 1) il ne sait pas qu’on ne peut pas posséder une personne : pour lui c’est SA MÈRE, même pas celle de ses frères et sœurs ; 2) il ne sait pas que SA MÈRE est aussi une sœur, une épouse, une amie. Toi adulte tu sais tout ça mais tu es quand même jaloux, et tu le dis ouvertement. Pose-toi des questions !

Avant qu’on aille dans tous les sens en imaginant que je proscris la jalousie ou que je demande aux gens de contrôler leurs pensées alors que moi-même je n’y arrive pas [Cf . Article : Contrôler ses pensées], je précise qu’une petite gêne ressentie quand on voit l’être aimé partager certaines choses/moments avec les autres est normal : appelons ça « jalousie Chill », parce qu’au final notre enfant intérieur ne finit jamais vraiment de grandir. Par la suite on peut revenir à soi en se rappelant que ce n’est pas parce qu’on l’aime que sa vie s’arrête.

Cependant, se mettre dans des états bizarres (colère, angoisse, panique) en voyant l’être aimé partager certaines choses/moments avec les autres, aller jusqu’à imaginer la suite des évènements ou même parfois le début… Shhhh, bref ! Vous voyez la différence.

À l’opposé de la jalousie, on a la suffisance. Dans un monde où on a romantisé la jalousie, la suffisance est très mal vue, on n’y croit même pas d’abord. Mais, ça existe. Le partenaire qui se suffit ne ressent absolument rien quelques soient les activités ou les moments que son partenaire partage avec les autres, tant qu’ils restent « corrects ». Cela se justifie, soit par l’excès de confiance, soit par le détachement par rapport au partenaire, soit par le détachement par rapport à la relation, soit par une déconstruction autour de la jalousie, soit par une réelle suffisance dû à l’égo surdimensionné, soit par un mix de quelques-unes des raisons précédentes. Ce que j’aimerais savoir c’est : est-ce que c’est mal ? Et en quoi ça l’est ? Je vous attends en commentaire !!!

Pour terminer sur une belle note, laissez-moi vous citer une personne que j’aimais beaucoup autrefois : « Il y a toujours une personne qui va aimer plus que l’autre. » Tu as raison, mais pas comme tu crois. Il n’existe pas d’amouromètre universel pour mesurer et ensuite comparer, donc en principe on ne pourrait pas savoir si tu as tort ou raison. Mais, il se trouve que chacun de nous a une perception de l’amour qu’on lui porte et un amouromètre personnalisé avec lequel il en évalue le niveau. Pour certains, l’amour est proportionnel à l’argent qu’on leur donne, pour d’autres il est proportionnel à l’attention, vous voyez un peu. Du coup avec la valeur mesurée, on peut comparer l’amour qu’on a pour l’autre et s’autoproclamer meilleur aimeur pendant que l’autre en fait de même de son côté. Là non plus on ne sait pas qui aime le plus. C’est une question de perception de l’autre et par conséquent de language de l’amour. Si un couple s’accorde à évaluer l’amour que chacun porte à l’autre à l’épanouissement, celui qui parle le mieux le language de l’autre sera le meilleur aimeur même si peut être dans les faits ce n’est pas le cas. En fait, il y en aura toujours qui apprendra vite et mieux à communiquer via les langages amoureux de l’autre.

J’espère que vous avez aimé. J’ai passé du bon temps à le rédiger alors n’hésitez pas à aller au bas de la page d’accueil pour me soutenir. Pensez à donner vos avis en commentaire et à partager l’article s’il vous a plu ! à la prochaine…

2 commentaires sur “L’amour

  1. Un très bel article comme toujours 👌🏽😍
    Mais personnellement je vois très mal là suffisance , c’est un sentiment qui ne devrait même pas exister en amour .
    Parceque quand on aime quelqu’un ( que ce soit la famille , le copain, les amis ), avec ou sans confiance le petit sentiment de jalousie doit toujours exister.
    Merci pour cet article 🥰

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.