Contrôler ses Pensées

Il y a plusieurs semaines, j’ai participé à l’atelier gratuit « Level up » du coach Fadimatou Bakary. Elle donnait des challenges à relever chaque jour. Je gérais bien jusqu’au sixième jour où elle a abordé le sujet du mindset et plus précisément la prise de contrôle sur ses pensées. Prendre le contrôle sur ses pensées ? Mais comment ? Installez-vous, et bonne lecture !

Là-haut, c’est l’introduction d’un article que j’avais prévu de rédiger en Août 2021. 8 mois plus tard, il m’aide à rédiger un article qui s’oppose à l’idée initiale que je voulais véhiculer. Bonne lecture ! [Pour de vrai cette fois]

Peut-on vraiment contrôler ses pensées ? Et puis, c’est d’abord quoi contrôler ses pensées ? Est-ce le fait de se conditionner de manière à penser X dans une situation où on aurait normalement pensé Y ? Est-ce le fait de décider de penser X quand on se sent sur le point de penser Y ?

Je décide de faire cet article maintenant parce que j’ai l’impression de tenir quelque chose.

Depuis plusieurs mois j’avais un blocage. Je n’arrivais plus à penser, à réfléchir, à décomposer et à reconstruire les problèmes dans mon esprit. J’avais le sentiment d’être sur le point de dénouer plein de choses en même temps ce qui me créait un plus grand nœud [un nœud de nœuds quasi dénoués, vous voyez ? Non, c’est noué. Bref…]. Je m’y perdais un peu. Je sentais que je manquais d’informations, de données. Chose normale vu que je ne lisais plus. [Vous comprendrez plus tard]

En gros, j’avais l’impression que le tube qui transportait mes connaissances était bloqué par une boule d’idées qui n’évoluait pas jusqu’à moi et qui ne pouvait pas puisque à l’entrée du tuyau, aucune nouvelle idée ne venait faire pression sur le bloc. Donc je vivais, juste comme ça : pas d’idée pas d’inspiration. Heureusement que je suis encore étudiante. Le fait d’aller à l’école me donnait l’impression d’apprendre de nouvelles choses. [Bon… Oui, à l’école on apprend de nouvelles choses mais ce n’est pas assez : Il m’en faut plus. Apprendre sur l’humain, sur le monde, la vie, la société, c’est ce qui m’intéresse vraiment]

Donc comme je disais, j’étais bloquée, je n’avais plus tout ce transit d’informations permanent et j’en souffrais.

Quand on est une personne qui pense beaucoup [mais vraiment beaucoup], on a souvent tendance à se dire qu’on aurait préféré ne pas avoir toutes ces idées en fusion à longueur de journée. Mais je vous promets que si l’on vous enlève ces pensées, vous irez encore moins bien. Le vide que vous ressentirez sera si grand que vous allez essayer de le combler avec n’importe quoi : des informations inutiles prises un peu partout sur le net et des choses qui ne vous apporte absolument rien.

Ce que vous, « Over-thinkers » recherchez, c’est un moyen de contrôler la qualité et le débit de ces pensées qui peuplent votre esprit.  Est-ce ça contrôler ses pensées ?

Quand ma grande sœur de cœur, le coach Fadimatou et moi en avions discuté, contrôler ses pensées était plutôt le fait de donner une valence positive ou négative à ses pensées. C’était le fait de rejeter ses peurs, de lever ses doutes, en gros de décider du ton de ses pensées.

Faites moi savoir ce que vous pensez et en attendant, je vais vous parler des trois, parce que l’obsédée du contrôle que je suis a tout essayé pour CONTRÔLER ses pensées.

Pour ce qui est de décider de ce à quoi on pense, j’ai vite compris que je ne pouvais rien. Il arrive que je me surprenne en train de penser à des choses que je ne savais même pas que je savais. J’espère que vous comprenez [et que je ne suis pas seule dans mon cas… parce que… ça fait un peu peur quand même]

Parlons maintenant du ton qu’on donne à ses pensées. Quelques jours après le coaching de Fadimatou, j’ai repensé à notre discussion et j’en suis arrivée à la conclusion que le positivisme, négativisme n’étaient que des filtres qu’on choisissait de se mettre devant les yeux pour ne voir que ce qu’on voulait, sous l’angle qu’on voulait. Pour moi le réalisme permet de voir sans filtre ; de voir le beau quand il est beau et le laid quand il est laid. Mais ces filtres, j’ai tout de même essayé de les mettre et j’ai a-do-ré porter celui du positivisme.

Le soir de la discussion avec moi-même autour de tout ceci, j’ai décidé que j’allais être positive le lendemain et voir si vraiment le monde autour de moi allait suivre.

Le samedi matin, je me suis réveillée tôt, j’ai écouté un podcast de C. Befoune sur le mal-être et les dynamiques familiales, j’ai pris un thé aux fruits rouges tout en faisant le ménage. Je me suis ensuite préparée et je suis sortie. Le ciel était dégagé et les gens autour me semblaient tous si heureux que pour une fois je n’ai pas eu envie de prendre rapidement ma moto pour éviter tout contact social. J’ai marché jusqu’à un stand de bureautique où j’ai trouvé une dame très très agréable qui a imprimé mon document de façon parfaite et du premier coup [J’insiste là-dessus parce que c’est rare. Ton document sort parfois penché ou mal centré, parfois avec des niveaux de teintes en moins, parfois … ça me stresse tellement]. Je n’avais pas de petite monnaie sur le moment et elle m’a gentiment proposé de partir et de payer à mon retour.

Plus tard à l’agence de voyage [j’avais prévu un aller-retour dans une ville proche], sans que je ne dise un mot, un monsieur a pris ma défense quand une femme a essayé de prendre ma place dans les rangs qu’on fait pour acheter les tickets. Une dame a discuté avec moi pendant qu’on attendait le bus ; On a pris le bus et le voyage a été très rapide. Une fois sur place mon rendez-vous s’est passé sans aucun pépin. Sur le chemin du retour, j’ai vu des amis qui voyageaient eux aussi et nous avons fait le trajet ensemble. J’ai ensuite acheté à manger, je suis allée rendre l’argent de la dame qui avait fait mon impression et je suis rentrée à la maison. J’ai regardé un animé génial (Moriarty, the patriot), j’ai appelé une amie, et enfin mon copain.

J’avais passé une journée géniale. Et c’est ce que j’ai pensé jusqu’au jour d’après quand j’ai voulu mettre à jour mon avis par rapport à la positivité.

En repensant à ma journée, je me suis rendue compte que dans mon premier bilan, j’avais choisi d’omettre certains détails et aussi j’avais vu le verre au 1/4 plein alors qu’il était quand même au ¾ vide. Le verre était plus vide que plein mais j’ai décidé qu’il était plein et j’ai fait avec. C’est ce que plein de personne font en général quand il s’agit de positiver. Est-ce que c’est bien ? Est-ce que ce n’est pas bien ? Je ne sais pas. Et de toute façon, c’est relatif. Pour ma part, je n’aime pas savoir qu’il y a des biais dans la collecte de mes données ou dans le traitement de celles-ci.

En réalité, je n’avais plus de sucre pour boire mon thé le matin et ça c’est l’une des choses les plus énervantes pour moi. Mon amour pour le sucre est tel que je ne peux pas me permettre d’en manquer ; pour tout vous dire, j’en rachète toujours [presque*, vu que cette fois là j’avais oublié] avant que le stock ne s’épuise. J’ai dû en acheter avec la petite monnaie que j’avais et c’est ainsi que je n’ai pas pu payer l’impression plus tard. C’est peut-être aussi pour ça que je n’ai même pas pensé à prendre une moto au moment de quitter la maison.

Le podcast était si intéressant que j’en ai écouté un deuxième. Je n’ai pas vu le temps passer et je suis sortie un peu plus tard que prévu. Après quoi, j’ai quand même marché [vous me direz : « Est ce que tu pouvais payer ? »].

Avant de pouvoir imprimer mon document, j’ai d’abord dû tomber sur une femme tellement désagréable qui m’a brutalement recalé quand je lui ai dit que j’avais un billet de 2000 Francs CFA et que je ne voulais qu’une seule impression. Je suis aussi entrée dans un salon de couture qui avait pourtant une pancarte sur laquelle était écrit : « Cybercafé – Bureautique – impression N/B et couleur … »

A l’agence de voyage, un jeune homme a lourdement insisté pour avoir mon numéro de téléphone. Une femme a tout fait pour me convaincre d’acheter une puce téléphonique alors que je me tuais à lui dire que j’en avais déjà 3.

Au retour, j’avais dû attendre pendant presqu’une heure pour recevoir mon repas tellement le restaurant était bondé et pour finir il n’y avait pas l’électricité quand je suis arrivée chez moi.

Là, nous sommes dans 2 réalités diamétralement opposées, qui sont en réalité complémentaires si on veut avoir une vue d’ensemble fidèle à la réalité réelle. Avec le voile du positivisme, je ne voyais que le beau, si j’avais mis le voile du négativisme, je n’aurais vu que le laid et quand on ne met rien, on voit tout, tel que c’est. Le souci c’est que très souvent, on a un voile par défaut en fonction de notre éducation, notre entourage, nos expériences, nos valeurs, notre émotion du moment, etc… Bref, de nos pensées. Il faut donc pouvoir décider de ce à quoi on pense pour savoir quel est le filtre qu’on est en train d’appliquer à sa réalité et le changer ou l’enlever en fonction de ce qu’on préfère. Mais, comment ?

Revenons à la question du débit et de la qualité de ses pensées. [Pour mes amis penseurs compulsifs]

La qualité ici ne renvoie pas au caractère positif ou négatif de la pensée mais plutôt au choix de la pensée à développer en ce moment, parmi toutes celles déjà présentes. Vous pouvez être par exemple en train de réfléchir à la qualité de votre entourage, tout en pensant à une idée émise dans un film que vous avez vu hier. Ce que j’entend par contrôler la qualité de ses pensées c’est le fait de choisir de développer l’idée du film en premier sans se perdre à réfléchir à la qualité de son entourage.

Aussi loin que je me rappelle, je n’ai jamais vraiment pu contrôler la qualité de mes pensées. Je me souviens que j’avais des moments d’absence pendant lesquelles je me noyais dans un océan de pensées alors que j’étais en train de discuter, de suivre un cours, de lire un livre, de marcher, de manger… Même si avec le temps j’ai réussi à écourter mes absences, elles sont toujours présentes. Puisqu’elles ne sont plus perceptibles que pendant que je parle, mes proches doivent sûrement penser que c’est un tic de langage.

De plus, chaque fois qu’il faut que je fasse une activité qui demande de la concentration (résolution de problèmes, programmation, lecture, prière, …), je cherche désespérément une source de distraction suffisamment légère pour que je reste concentrée, mais pas trop. Parce que plus je me concentre, plus j’entends mes pensées (toutes mes pensées) et plus elles détournent mon attention. Le même niveau de concentration que j’avais prévue pour ma tâche principale se retrouve déportée vers ces pensées qui n’ont pas leur place à ce moment précis.

J’ai essayé plein de méthodes pour contrôler la qualité et le débit de mes pensées. Certaines marchent et d’autres pas :

  • Contrôler ce qui rentre

Ce qui entre détermine ce qui sort. C’est partant de cette idée que je me suis dis qu’il fallait que je filtre mes entrées d’informations. J’ai arrêté d’aller sur les réseaux sociaux, j’ai arrêté de regarder des films avec des titres qui indiquaient des sujets auxquels je ne voulais plus penser ( pour des soucis de qualité) et j’ai arrêté de lire des articles, de lire des livres , d’écouter des podcasts, de regarder des vidéos ayant des thèmes à débat (pour des soucis de débit).  Le souci c’est que les pensées que j’évitais d’avoir en m’éloignant des RS, sont alimentées par des idées qui sont aussi véhiculées dans la vraie vie parce que… roulements de tambour …ce sont des humains de la vraie vie qui partagent sur les RS. Je me suis également retrouvée frustrée ; ne me nourrissant pas de connaissances, je me sentais m’abrutir. C’est après ça que je me suis retrouvée bloquée comme je vous le disais au début de l’article.

  • Prendre le temps de traiter ses pensées une à une au fur et à mesure qu’elles arrivent

Cette méthode est très claire. Le problème avec elle c’est que souvent on n’a pas envie de penser et très souvent, ces pensées arrivent par groupe.

  • Ecrire ou parler, mais surtout écrire

Ecrire est la seule activité qui demande de la concentration, que je fais sans avoir à mettre un dessin animé, un podcast, de la musique, etc…  Elle me permet de tirer le fil de chaque idée en dehors du grand réseau filaire de mes pensées, et de les mettre bout à bout même s’ils se cassent pendant que je les retire.

Parler juste ne permet pas de mettre ses idées bout à bout puisqu’une fois sortie, chacune d’elle s’envole

Cet article m’a permis d’extraire une pensée que je partage avec vous en ce moment en espérant que ça vous aide à mieux extraire les vôtres.

Au final, je ne sais toujours pas contrôler mes pensées. Donc si vous avez des conseils à me donner, je suis preneuse.

N’hésitez pas à donner vos avis en commentaire et à partager l’article s’il vous a plu ! à la prochaine…

5 commentaires sur “Contrôler ses Pensées

  1. Moi meme je m’interroge toujours sur cette affaire. A telle point que dès que je vois un article intitulé avec les termes « contrôles et pensées » je cours toujours pour lire. A la fin je me dis toujours c’est le fait de donner un ton positif ou négatif à ses pensées, mais parfois il est presque impossible de changer le ton de ses pensées. Et est ce que le fait de vouloir changer une pensée négative en pensée positive ne serait pas hypocrite de notre part?
    Je réfléchis encore

    Aimé par 1 personne

  2. Perso, je mets des priorités à mes pensées. Mes pensées peuvent être sur divers domaines, tech, nature, entrepreneuriat, professionnel, vie amoureuse, vie familiale (notamment l’éducation des enfants), la société et et le comportement de ceux qui la composent, la politique, mes propres projets, objectifs, etc. Je peux penser à tout cela en l’espace de 30 minutes mais qu’est-ce que ça m’apporte sur le court terme ? Rien du tout.

    Avoir des charges aujourd’hui m’amène à me concentrer d’abord sur mes responsabilités directes. Comment vais-je payer mon prochain loyer ? Comment vais-je financer x ou y projet ? Comment accroître mes revenus ? Comment acquérir de nouvelles compétences et mieux me placer sur le marché de l’emploi ?

    Ce sont là mes priorités pour l’instant. Les questions sur l’humain, ses penchants, ses problèmes, son comportement, celles sur la société et ses vices etc. vont attendre.

    Je suis une personne qui pense beaucoup et qui cherche les solutions en même temps. Toutes celles que je trouve demandent des moyens et de l’engagement. Je n’ai pas les moyens mais pour être engagée il m’en faut.

    Comment m’engager activement à lutter contre les violences faites aux enfants (où tout autre combat) et à implémenter des solutions quand je n’ai pas les moyens de ma politique ?

    D’où le fait que mes pensées sont désormais orientées croissance personnelle (financièrement, intellectuellement et professionnellement) pour plus tard mieux m’engager.

    Aimé par 1 personne

  3. 😂 je suis juste fan de ta technique d’écriture et de ta façon à toi d’aborder les sujets et de nous transmettre le fond de ta pensée…
    De plus je partage ton avis quand parle du flux de pensée qui arrive au même moment dans nos têtes et ça me rassure de voir qu’il y’en a qui parviennent à s’en rendre compte, à essayer de le canaliser et enfin à proposer des solutions pour aider les gens de la « même espèce ».
    Pour ma part je n’ai pas de solutions pour l’instant mais ton article m’a aidé à mieux comprendre certaines choses et depuis je ne positivais plus et ça se sent dans ma façon de pensée et dans mon interaction avec l’extérieur…
    Merci encore pour cet article 😁

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.